ThierryP a écrit:
On va décortiquer cette séquence, et sans faire appel à Chatgpt.
1- Les FAITS établissent que sur des périodes longues, en des endroits éloignés de plusieurs milliers de km, et concernant les mêmes espèces de requins, les pêcher en nombre suffisant fait disparaître les attaques mortelles.
2- Ce FAIT indubitable ne plaît pas du tout aux écolos-bobos qui n'ont jamais vu un requin ailleurs que sur un écran ou (peut-être) dans un aquarium, et à Bellérophon en particulier. Cela ne cadre pas avec son idéologie, donc il essaie de nier les faits (ce n'est pas la pêche qui fait disparaître les attaques, ce sont les mesures annexes), mais comme les faits sont tenaces*, il va sur Chatgpt: "Ô Chatgpt mon bel ami, peux-tu m'aider à démontrer que c'est méchant de tuer les requins?". Ce faisant, l'écolo-bobo fait marcher à plein régime les data centers qui font tourner Chatgpt, ceux-là mêmes qu'il exècre et vilipende pour consommer des quantités folles d'énergie (largement carbonée) et de matières premières (métaux, terres rares, etc.).
3- ChatGPT est conçu (entre autres) pour démontrer à peu près n'importe quoi, et pond illico presto un laïus essentiellement philosophique, parce qu'il est plus facile d'ergoter sur le sexe des anges, que de nier les FAITS.
4- Pour faire prévaloir le point de vue des écolo-bobos, Chatgpt est obligé d'avancer des arguments philosophiques dont le corollaire est une position parfaitement immorale (mais l'IA n'a rien à foutre de la moralité, donc pas de souci): la vie d'un humain n'a pas davantage de valeur que celle d'un animal (requin, mollusque, insecte ...); mieux: c'est placer la vie humaine au-dessus de celle des animaux qui est responsable du triste état de la planète, et pas les 8 milliards d'êtres humains, parce que si nous avions l'immense chance de vivre tous comme des Cubains, c'est à dire sans électricité 80% du temps, quasiment sans moyen de locomotion, sans liberté d'expression, etc. le monde serait beau et merveilleux (cette énormité n'est pas de Chatgpt, mais de verhaeghe; rendons à César ce qui est à César).
5- Comme un seul homme, les écolos-bobos embrassent avec un enthousiasme débordant cette position dont on se rend compte pourtant (à condition d'avoir au moins deux neurones connectés) qu'elle est intenable: si la vie humaine n'a pas davantage de valeur que celle d'un insecte, alors zigouiller son prochain devient parfaitement acceptable, puisque nul ne nous condamne pour écraser un moustique ou marcher par mégarde sur un escargot.
Mais les idéologues vont toujours au bout de leur logique, fût-elle infernale (on pense entre autres aux Khmers Rouges qui ont trucidé un quart de la population totale de leur propre pays), donc Bellérophon et ses admirateurs béats campent sur leur position, droits dans leurs bottes : pas d’échelle de valeur entre une vie humaine et une vie de moustique, tout se vaut!
Je ne caricature pas : je vais au bout de votre idéologie.
Voilà qu’on retrouve Thierry P. fidèle à lui-même : dès qu’il est mis en difficulté, il abandonne le fond pour s’en prendre à la personne.
Ses « vérités alternatives », souvent simplistes et peu cohérentes, ne résistent pas à l’analyse ; il préfère donc tirer sur le messager plutôt que répondre au message.
Deuxième procédé bien connu : décréter que les textes de ses contradicteurs ne respecteraient pas les normes de l’Académie française, comme si une prétendue faute de style suffisait à invalider un raisonnement.
Et désormais, son nouvel argument, c’est l’IA : qualifier un texte « écrit par l’intelligence artificielle » pour éviter d’en affronter le contenu.
Attaquer la forme ou l’origine supposée d’un texte ne remplacera jamais une réponse sur le fond.